Frédéric Monino – All the Way

All the way
« Conducteur électrique »

C’est l’histoire d’une solitude électrique – d’une solitude électrisante: fort de ses dix doigts (à l’entendre on parierait plus volontiers sur douze…); de sa basse à cinq cordes fretless et d’un ampli ah hoc, Frédéric Monino contamine à lui seul un band à géométrie variable, composé d’un frappeur de peau et de cuivre, d’un gratteur de cordes, et de trois soufflants (à anches, à lames, et à cordes vocales).

Effet d’enveloppe, ou contagion de timbre et de phrasé la basse aventurée en terres acoustiques compose et impose un paysage, une texture, un style proprement électriques. Cependant on entend fort quelque trombone, tabla, violoncelle, marimba… dans ces lacis de mangrove harmonique et rythmique – autant dire de l’acoustique en règle: du souffle, du frappé, du frotté, de la viande sur bois, de l’organique dansant sur de l’inerte.

C’est que notre bassiste virtuose s’est résolument engagé, en dépit même de sa virtuosité, dans l’aventure autrement décisive du devenir-poème: non pas poétiseur, mais homme-chant – ce qui vous a tout de même une autre dimension que vedette ou champion.

Et ça ressemble à quoi, un homme-chant? A un semblable qui a ceci de dissemblable qu’il entend la vie, quand vous et moi la voyons; à un bonhomme cousu au monde par les oreilles, qui nous le fait savoir par les mains, par la bouche, voire par les pieds. A un corps traversé, donc, ce qu’on appelle un conducteur, faute duquel il n’est pas d’électricité qui tienne – encore moins qui circule.

Enzo Cormann

Frédéric Monino

Frédéric MoninoEn Autodidacte, il adopte à 15 ans la basse électrique et dès 1988 se consacre essentiellement au jazz et aux musiques improvisées en participant à plusieurs formations du Sud de la France telles que Siegfried Kessler Trio, Tony Pagano Trio, Gérard Pansanel group, Philippe Petrucciani Quartet, Michel Marre Quartet, Denis Fournier Septet.

En 1991 lorsqu’il est engagé par Laurent Cugny dans le big band Lumière, il complète son expérience à Paris.Joue et enregistre avec Antoine Illouz Quintet, participe avec l’actrice Clémentine Célarié à sa formation de flamenco, ainsi qu’avec Les Inconnus en tant que musicien pour la B.O du film « Les trois frères » (Catherine Ringer au chant)…

En 1994 il intègre l’ Orchestre National de Jazz sous la direction de Laurent Cugny.
Pour le dixième anniversaire de l’O.N.J en 1996, joue à La grande Halle de la villette à Paris sous la direction des précédents chefs : François Jeanneau, Claude Barthélemy, Denis Badault, et Antoine Hervé qui compose pour l’occasion une pièce pour basse 5 cordes et Big Band : « Rue des lombards ».

Dans le cadre du festival de Radio France et Montpellier, joue au Corum à Montpellier avec l’Orchestre Philharmonique de Montpellier et l’O.N.J.
* Django d’or du meilleur orchestre français à l’Orchestre National de Jazz Laurent Cugny (1997) * “Reminiscing” dans les 10 meilleurs albums de jazz de l’année par la revue “Jazzman” (1996) * Prix Boris Vian de l’Académie du jazz pour “Reminiscing”

Bassiste virtuose, il participe depuis, à la scène française avec une trentaine d’albums en tant que sideman à son actif, parcourant le circuit des salles et festivals, en multipliant les collaborations artistiques comme accompagnateur, des musiques méditerranéennes à la musique brésilienne, des musiques traditionnelles à la chanson française, des musiques improvisées à la musique contemporaine, du jazz au flamenco:

Jean-marc Padovani, Emmanuel Bex, Stefano di Battista, Francois Jeanneau, François Corneloup, Bobby Rangell, Franck Tortiller, Jorge Pardo, Flavio Boltro, Stephane Belmondo,Nelson Veras, Sylvain Luc, Lucky Peterson, Frederic Favarel, Philippe Deschepper, Louis Winsberg, Pierre-jean Gaucher, Serge Lazarevitch, Claude Barthelemy, Marcia Maria, Monica Passos, Esperanza Fernandez, Houria Aichi, Lucia Recio, Juliette, Maja Pavlovska, Juliette Greco, Enzo Cormann, David Linx, André Minvielle, Baly Othmani, Olivier Ker Ourio, Antonello Salis, Clifford Jarvis, François Laizeau, Stephane Huchard, Patrice Héral, Ramon Lopez, Louis Moutin, Kevan et Bijan Chemirani, Etc…

La compositrice Betsy Jolas lui écrit une pièce contemporaine solo pour basse 5 cordes:  » E sempre la notte va… » Création dans le cadre du festival Mardi Graves, « 2001 l’Odyssée de la Basse ».

Il enregistre son premier album en leader « First Meeting » (Le chant du monde/Harmonia Mundi), aux Studios La Buissonne, avec :Thomas Depourquery (Sax), Francesco Castellani (Tb), Frédéric Favarel (Gtr), Patrice Héral (Batterie,perc), Frédéric Monino (Basse Fretless, Basse acoustique, Compositions). Invités : Stefano Di Battista et Marcia Maria.Liners notes : Steve Swallow et Alain Raemackers
4 étoiles « Jazzman », Sélection Jazz « Le Monde » , etc…

Crédits

Frédéric Monino, guitare basse,
Olivier-Roman Garcia, guitare acoustique,
Thomas de Pourquery, saxophone alto et soprano,
François Laizeau, batterie.
Invités: David Linx (chant) et Olivier Ker Ourio (harmonica)

Avec le concours de Musique Française d’Aujourd’hui (M.F.A.), de l’Administration des Droits des Artistes et Musiciens Interprètes (A.D.A.M.I.), de la Région Languedoc Roussillon et de la Direction Régionale des Affaires culturelles Languedoc Roussillon (D.R.A.C.)

Une coproduction PypeLine/Continuum
Label PypeLine
Distribution Absilone (Socadisc)

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